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          Bienvenue sur le site www.surrealisme-communisme.over-blog.com  réalisé par Duval Margaux, Girard Pauline et Lehimas Sadya en tant que production finale de TPE dont le thème était "Art, Littérature et Politique", et le sujet trouvé était "surréalisme, communisme, quels liens entre 1919 et 1939?".

Jeudi 31 mars 2005 4 31 /03 /Mars /2005 00:00

  Le triomphe de l'irrationnel et le refus du monde présent s'expriment par le truchement des avant-gardes artistiques, héritières des mouvements qui avaient procédé dès les toutes premières années du siècle, à une remise en question radicale des modes traditionnels de représentation du "réel".

La guerre, une fois encore, a joué un rôle important en procoquant un reflet brutal d'une société et d'une culture "bourgeoise" auxquelles sont imputées les principales responsabilités de la Grande Tuerie. Sont ainsi désignées comme ennemies de l'homme non seulement les idéologies qui ont poussé les sociétés européennes à s'(entredéchirer (le nationalisme, l'impérialisme, etc.). Mais encore celles qui ont, pendant deux siècles, servi de soubassement à la "civilisation" occidentale: Libéralisme, Démocratie, Humanisme, etc. , et donc le caractère atroce de la guerre a montré à quel point elles relevaient du pharasaïsme de l'absurde.

En 1922, André Breton, Louis Aragon, Paul Eluard et Robert Desnos lancent le mouvement surréaliste dont Breton publie le manifeste deux ans plus tard. 

Tourné vers l'individu, dont l'imagination et le rêve fondent une "réalité"  qui n'existe que dans la vision de l'artiste et du spectateur, elle conservede ses racines "Dada" trop d'inclinationà la revolte pour ne pas se sentir concernée par le grand souffle rénovateur, qui paraît s'être levé avec la révolution d'octobre. Aussi nombre de surréalistes vont-ils adhérer au parti communiste, dont ils partagent la volonté de rupture avec l'ordre bourgeois.

En quoi peut-on dire que le surréalisme et le communisme sont liés pendant la période de l'entre-deux-guerres?

Nous nous intéresserons aux relations dans la politique, dans l'écriture/littérature, et relations dans l'art avec quelques personnalités phares de ce mouvement révolutionnaire.

Par Sadiya - Publié dans : www.surrealisme-communisme
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Mercredi 30 mars 2005 3 30 /03 /Mars /2005 00:00

          La peinture est le champ d'influence le plus vaste de la poésie à condition qu'elle soit libérée du souci de reproduire essentiellement des  formes prises dans le monde extérieur. Elle ne saurait avoir pour le plaisir des yeux son but étant de faire faire un pas à notre connaissance abstraite proprement dite. Il faut oublier tout ce qui est préjugé esthétique, raison et logique, pour apprécier de telles oeuvres.

             # la destructuration.. Destruction de l'oeuvre-rejet de société:

Au début du XXème siècle la peinture est un art bourgeois. En effet, pour assister aux expositions d'artistes et pour être artiste soi-même il faut appartenir à une classe bien définie, la bourgeoisie. Lorsque la guerre (1914-1918) survient, tous les hommes sont mis  au même plan, dans les tranchées les classes sociales sont plus ou moins abolies. C'est durant cette guerre qu'ont lieu les révolutions russes(1917) et c'est après cette guerre qu'apparait "une second courant humaniste".  Beaucoup d'intellectuels ( appartenant à la classe bourgeoise) commencent à s'intéresser à la nouvelle idéologie qu'est le communisme. Dans les années 20 le groupe surréaliste ( groupe d'intellectuels) auquel se joint Dali, Ernst, Magritte ... méprise la bourgeoisie et désire du renouveau dans la politique . Ces jeunes, parfois issus du dadaisme, rejettent la société établie, cette société où l'écart entre bourgeois et ouvriers se creuse irrémédiablement. Par la destructuration de la réalité dans leurs oeuvres les artistes peintres surréalistes désirent abolir toutes conventions artistiques instaurées par la bourgeoisie et ainsi l'anéantir. Le but premier de ces peintres était de détruire l'art qui était dirigé par les mentalités bourgeoises avant de devenir une étude sur le subconscient. L'abolition des classes sociales , image de la société surréaliste n'était-elle pas la principale préoccupation de l'idéologie communiste?

             # Quelques courtes biographies:

Magritte(René)peintre et dessinateur belge(Lessines1898-Bruxelles1967).DE 1916à1918, il étudia à l'Académie des beaux-arts de Bruxelles. D'abord marqué par le cubisme et le futurisme, il se lia ensuite avecS ervranckx et poursuivit des recherches plus abstraites. Entré en contact avec E.L.T.Messens et attiré par l'esprit dada, il collabora à la revue OEsophage. Il eut alors la révélation des collages de Max Ernst et des peintures métaphysiques de DE CHirico. Il adhéra ensuite au surréalisme et trouva sa voie en recourant à une facture impersonnelle, de caractère illusionniste où domine les tons clairs, les volumes lisses et secs adoptant un répertoire des motifs tirés de  la réalité quotidienne, il n'inventa pas de formes nouvelles mais créa des images déroutantes à partir d'éléments et d'objets hétéroclites. Pratiquant le plus souvent des modifications d'échemlle entre les divers motifs il les représenta déplacé de leurs contextes altérant leurs qualités spécifiques intervertissant leurs fonctions et permuttant leurs attributs. Les rapprochements innattendus d'objets les dissociations et les dénaturations ainsi réalisées contribuent à déclencher de nouvelles associations métaphoriques et oniriques aux implications érotiques voilées ( le temps menacant 1928), ou brutales (le viol). La plupart de ses tableaux impliquent une spéculation sur les rapport que l'oeuvre entretient avec son titre, l'image avec les mots ("ceci n'est pas une pipe" représente une pipe). Il a cherché par le biais de l'humour et de l'absurde à démonter les mécanismes de la présentation et du langage descriptif. A l'accusation de faire une peinture extra ou anti pictural, il a répliqué que l'idée chez lui n'était susceptible de devenir visible qu'à travers la peinture.

.Magritte.

        

Par Pauline - Publié dans : www.surrealisme-communisme
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Mardi 29 mars 2005 2 29 /03 /Mars /2005 00:00

 

peinture de Dali, "Hallucination partielle", six têtes de Lénine sur un piano.

Henri Barbusse écrit en 1920 dans «lueur dans l'abîme » « la figure de Lénine apparaîtra comme celle d'une espèce de Messi»et dans son ouvrage suivant « le couteau entre les dents » destiné « aux intellectuels » c'est à dire ceux qui « ont le dont quasi divin d'appeler enfin les choses par leur nom » il écrit également en 1921 »dans toutes les circonstances où ils ont agi avec une sagesse impeccable. Ils ne peuvent pas se tromper à cause des dimensions même de leur conceptions du réalisme que les intellectuels, qui sont les détenteur de la logique imminante, ne se donnent pas le ridicule de ne pas considérer à leur juste mesure ces hommes... »

Dès 1923, Barbusse devient un militant beaucoup plus qu'un écrivain notamment dans « l'humanité » dont il prend la direction en 1926, puis de la revu « Monde » qu'il crée en 1928.

En 1923, le parti communiste arrive en France et Barbusse est « le seul écrivain célèbre qui ait choisi dès 1923 le communisme sans hésiter »(Jean-Pierre A. Bernard). Il est vrai que peu d'intellectuels y adhèrent d'autant que beaucoup d'abord séduits s'écarteront après la « bolchévisation »( le parti s'endurci).

En 1927, de nombreux surréalistes adhèrent au parti communiste attirés par sa doctrine qui vise à l'abolition des biens privés au profit de la collectivisation des moyens de production, à la répartition des biens de consommation suivant les besoins de chacun et à la suppression des classes sociales. Mais les surréalistes n'en conservent pas moins leurs distances intellectuelles. Dans la même année Breton dit "le surréalisme, attitude révolutionnaire de l'esprit, dépasse infiniment les recettes politiques en vue de la révolution".

C'est en 1930, lors du IIème congrés international des écrivains révolutionnaires à Kharkov que des premières tensions apparaissent. George Sadoul et Aragon représentants du surréalisme doivent s'engager à "suivre les directives du parti"  et "à soumettre leur activité littéraire à (sa) discipline et à (son) contrôle".

Les attentes communistes créent des troubles au sein des surréalistes. Ce qui entraîne le départ d'Aragon du cercle des surréalistes le 10 mars 1932 et l'exclusion du parti communiste de Breton, Crevel et Eluard.

A partir de 1934, la période de l'antifascisme fait place à une nouvelle phase, non moins complexe dans les rapports surréalistes-communistes ( les désaccords entres eux vont crescendo).

En 1935, lors du congrés "international pour la défense de la culture" tenu à Paris sous la présidence d'André Gide, s'oppose les artistes  ne voulant pas subordonner leurs oeuvres aux profits du parti et du combat politique et les communistes pur et dur qui les accusent d'être des bourgeois. 

En 1936, le faussé entre les surréalistes et les communistes s'élargi. De nombreux surréalistes quittent le P.C dont André Gide qui après avoir critiqué la bourgeoisie, critique maintenant un système politique et social qui entretenait des inégalités.  



Par Sadiya - Publié dans : www.surrealisme-communisme
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Dimanche 27 mars 2005 7 27 /03 /Mars /2005 00:00

Parmis les nombreux surréalistes pendant la période de l'entre-deux-guerres, certains se sont manifestés en montrant leur révolte face à l "Grande Tuerie". Cette révolte s'est retrouvée notamment dans l'écriture (poésie, littérature...). Certaines formes d'écriture telles que l'écriture automatique, le courant éléctrique utilisé par A. Artaud en tant que forme révolutionnaire.

Son but était clair: que la poésie redevienne action, et action magique, ce qui impliquait de la part du poète qu'il se fasse "voyant" afin de "changer la vie". Ce sont d'ailleurs ces mots d'ordre qui furent ensuite à la base de l'entreprise surréaliste: Desnos écrivant sous forme d'hypnose, Soupault et Breton s'enfermant pour lâcher un jet mêlé d'écriture automatique les Champs magnétiques, toutes les variantes du cadavre exquis furent autant de moyens d'atteindre à une certaine voyance. Quant aux inombrables actions quotidiennes absurdes auxquelles ils se livrèrent en assénant après Lautréamont que la poésie devait être faite par tous et non par un, elles exprimaient elles aussi leur volonté de "changer la vie". Artaud participa à leur aventure mais la quitta quand ce "changer la vie" se fixa dans les bornes fades de l'adhésion au parti communiste; il poursuivit dans sa voie sans se contenter d'une régression de l'idée de "voyance" aux canevas freudiens.

De sa révolution dans l'écriture en témoigne d'abord sa typographie personnelle: Artaud ne respecte pas les paragraphes mais fait se succéder des éclairs sur la page, soulignant systématiquement certains mots, une, deux ou même trois fois, marquant de subites montées d'intensité. Il ne construit pas d'oeuvre: il enchaîne les fragments et passe de la poésie au théâtre, du théâtre au cinéma et du cinéma à la peinture comme si tous ces arts n'étaient pas pris séparément mais traversés par une seule pulsation électrique qui jamais ne s'arrête ni ne se fixe, se répandant rageusement dans l'infinité des possibles. Son style, sa violence, sa fluidité nerveuse, ses fulgurances, tout chez lui a la puissance, la rapidité et la magie de l'électricité. Et comme l'électricité, sa pensée aimante de nouveau les pôles opposés qu'on avait séparés: le corps et l'esprit, la culture  et la vie, le réel et le rêve, la mort et le vivant.

                       " Des rêves se sont les couronnes

                         des nuits des heures monotones

                         Que vous donnez à ceux qui meurent.

                         de ne croire qu'à ce qui demeure"     écrivait Philippe Soupault.

 

On peut citer quelques écritures de Breton qui sont une forme de révolution lorsqu'il écrit les lettres ouvertes à Daumal qui paraissent dans une journal périodique (dont le nom n'a pu être retrouvé dans nos recherches). Aragon a lui aussi écrit des poèmes qui expriment une sensibilité aiguë et touchante, révélant les entiments du jeune poète, ses souvenirs d'enfance, de guerre, d'enterrement d'un ami, l'appréhension des regards curieux des autres, une pudeur farouche; ils évoquent également l'amour éphémère, la sexualité, l'amitié et la mort. Ils donnent voix à la révolte de la jeunesse sortie tout juste de la guerre et témoignent de sa volonté de rebâtir la société et la littérature.

Extrait de "Lever"

[...]

L'âge ingrat sortes de mascarades

                                 Drôles de voix hors des faux-cols

On rit trop fort pour être gais

Je me sens gauche rouge craintes

Mes manches courtes.

Extrait de: "Programme"

[...]

Je mets au concours: l'anarchie

dans toutes les gares.

extraits de deux poèmes parut dans 'Feux de joie' parut en 1920

Eluard, un des autres artistes qui a adhéré au communisme a écrit dans un poème sur la victoire de Guernica, des vers faisant référence au communisme ou encore où deux vers ont une ressemblance frappante avec l'hymne communiste: l'Internationale: "roses rouges "          -->emblême socialiste.

Beau monde des masures
De la nuit et des champs

Visages bons au feu visages bons au fond
Aux refus à la nuit aux injures aux coups

Visages bons à tout
Voici le vide qui vous fixe
Votre mort va servir d'exemple
La mort cœur renversé

Ils vous ont fait payer le pain
Le ciel la terre l'eau le sommeil
Et la misère
De votre vie
Ils disaient désirer la bonne intelligence
Ils rationnaient les forts jugeaient les fous
Faisaient l'aumône partageaient un sou en deux
Ils saluaient les cadavres
Ils s'accablaient de politesses
Ils persévèrent ils exagèrent ils ne sont
pas de notre monde
Les femmes les enfants
ont le même trésor
De feuilles vertes de printemps et de lait pur
Et de durée
Dans leurs yeux purs
Les femmes les enfants ont le même trésor
Dans les yeux
Les hommes le défendent comme ils peuvent

Les femmes les enfants ont les mêmes roses rouges
Dans les yeux
Chacun montre son sang
La peur et le courage de vivre et de mourir
La mort si difficile et si facile
Hommes pour qui ce trésor fut chanté
Hommes pour qui ce trésor fut gâché

Hommes réels pour qui le désespoir
Alimente le feu dévorant de l'espoir
Ouvrons ensemble le dernier bourgeon de l'avenir .
Parias la mort la terre et la hideur
De nos ennemis ont la couleur
Monotone de notre nuit
Nous en aurons raison.

Par Margaux - Publié dans : www.surrealisme-communisme
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Samedi 26 mars 2005 6 26 /03 /Mars /2005 00:00

Dada était antibourgeois, antinationaliste et provocateur. Aux yeux des surréalistes, l'artiste a une responsabilité politique et morale, son œuvre est susceptible de transformer l'homme. « Nous n'acceptons pas les lois de l'Économie et de l'Échange, nous n'acceptons pas l'esclavage du Travail, et, dans un domaine encore plus large, nous nous déclarons en insurrection contre l'histoire.» (tract La Révolution d'abord et toujours). Ces principes débouchent sur l'engagement politique: certains écrivains adhèrent, temporairement, au communisme.

Aucun parti, cependant, ne répondait exactement aux aspirations des surréalistes, ce qui fut à l'origine de leurs difficultés avec le parti communiste français. Breton n'a pas de mots assez forts pour flétrir « l'ignoble mot d' engagement qui sue une servilité dont la poésie et l'art ont horreur. » Dès 1930, pourtant, Aragon acceptait de soumettre son activité littéraire « à la discipline et au contrôle du parti communiste ». La guerre fit que Desnos et Eluard le suivirent dans cette voie pendant quelques années. Condamnation de l'exploitation de l'homme par l'homme et volonté d'une révolution sociale, condamnation du militarisme et bientôt du nazisme, condamnation des guerres et de l'oppression coloniale, condamnation des prêtres pour leur œuvre qu'ils jugent obscurantiste; et, plus tard, enfin, dénonciation du pragmatisme de l'Union Soviétique, tels sont les thèmes d'une lutte que, de la guerre du Maroc à la guerre d'Algérie, les surréalistes ont menée inlassablement. Ils ont tenté la synthèse du matérialisme et du mysticisme, en se situant au carrefour de l'anarchisme des socialismes utopiques et du maxisme, fermement opposés à tous les fascismes et aux religions.

Par Margaux - Publié dans : www.surrealisme-communisme
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